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Parc hôtelier de bourgogne-franche-comté
Parc hôtelier de Bourgogne-Franche-Comté

Parc hôtelier de Bourgogne-Franche-Comté

Ratios et indicateurs en hôtellerie /
Par
Bourgogne-Franche-Comté est une région de caractère, située au cœur de la France, entre le Bassin parisien et les Alpes. Elle réunit huit départements aux identités complémentaires : la Côte-d'Or et ses vignobles classés au patrimoine mondial de l'UNESCO, la Saône-et-Loire et son vignoble mâconnais, le Doubs et ses paysages jurassiens, le Jura et ses cascades, la Nièvre et ses forêts, la Haute-Saône et la vallée de l'Ognon, l'Yonne et son patrimoine médiéval, ainsi que le Territoire de Belfort et son industrie.

Cette diversité géographique et patrimoniale se traduit dans un parc hôtelier hétérogène, où coexistent de grands hôtels d'affaires à Dijon et Besançon, des établissements de charme dans les villages viticoles de la Côte-d'Or, et de petites structures rurales dans les massifs du Jura et du Morvan. Avec 775 hôtels en 2026 et près de 23 600 places, la région offre une capacité d'accueil substantielle, même si elle est exposée à la contraction observée à l'échelle nationale.

Cette analyse s'appuie sur les données officielles de l'INSEE issues de l'enquête TOUR_CAP_HOTELS et couvre trois millésimes consécutifs — 2024, 2025 et 2026 — pour les huit départements de la région : la Côte-d'Or (21), le Doubs (25), le Jura (39), la Nièvre (58), la Haute-Saône (70), la Saône-et-Loire (71), l'Yonne (89) et le Territoire de Belfort (90).

 

Chiffres clés 2024 — 2025 — 2026

BFC 1

 

Évolution du nombre d'établissements hôteliers

Bourgogne-Franche-Comté comptait 803 hôtels au 1er janvier 2024. Ce parc a reculé à 794 établissements en 2025 (−9, soit −1,1 %), puis à 775 en 2026 (−19, soit −2,4 %). Sur l'ensemble de la période, la région enregistre une perte nette de 28 établissements, représentant une contraction de 3,5 % du parc régional. La baisse s'accélère en 2026, confirmant une tendance structurelle qui touche la majorité des départements.

La Côte-d'Or se distingue par une remarquable stabilité : son parc reste quasi inchangé sur deux ans (211 en 2024, 210 en 2026, soit −1 établissement seulement). Ce département, porté par l'attractivité exceptionnelle de Dijon et des Hospices de Beaune, résiste mieux que l'ensemble régional. À l'opposé, la Saône-et-Loire subit la contraction absolue la plus forte (−9 établissements sur deux ans), tandis que la Haute-Saône enregistre la plus forte baisse relative (−8,6 %).

BFC2

 

Analyse département par département

  • Côte-d'Or (21)  —  La Côte-d'Or affiche la meilleure résistance de la région avec un parc quasi stable (210 hôtels en 2026 contre 211 en 2024). Premier département hôtelier de BFC en nombre d'établissements et en capacité, il bénéficie du rayonnement international de la Route des Grands Crus, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. Dijon (44 hôtels, 2 623 places en 2026) est en croissance continue, portée par un tourisme d'affaires et de congrès dynamique. Beaune (38 hôtels, 1 692 places) confirme son statut de capitale mondiale du vin avec un parc en légère progression.
  • Doubs (25)  —  Le Doubs perd 5 hôtels sur deux ans (−4,4 %), avec une contraction essentiellement survenue entre 2024 et 2025. Besançon (23 hôtels, 1 284 places en 2026) reste le principal pôle hôtelier du département, combinant offre d'affaires et tourisme patrimonial — la ville, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO avec sa citadelle Vauban, attire une clientèle internationale croissante. Montbéliard (8 hôtels, 476 places), second pôle du département, maintient un parc stable sur les trois années.
  • Jura (39)  —  Le Jura maintient son parc à 89 hôtels entre 2024 et 2025 avant de perdre 3 établissements en 2026 (−3,4 %). Sa capacité moyenne de 19,9 places par hôtel — la plus faible de la région avec la Haute-Saône — reflète un tissu de petites structures familiales et rurales. Le département est attractif pour les amateurs de nature, de gastronomie (vins du Jura, fromages AOP) et de tourisme vert, mais ces petites structures peinent face aux exigences de mise aux normes.
  • Nièvre (58)  —  La Nièvre poursuit une contraction régulière (−4 hôtels sur deux ans, soit −5,7 %), confirmant la fragilité d'un parc fortement rural. Nevers (13 hôtels, 383 places) est le seul véritable pôle hôtelier du département. La Nièvre, dont l'économie touristique repose notamment sur le plan d'eau du Morvan et les circuits de randonnée, attire une clientèle de pleine nature dont l'hébergement se tourne de plus en plus vers les structures alternatives.
  • Haute-Saône (70)  —  La Haute-Saône enregistre la plus forte contraction relative de la région : −3 établissements en 2026 (−8,6 %), passant de 35 à 32 hôtels. Sa capacité chute également de −30 places (−4,3 %). C'est le département le moins équipé de la région en matière d'offre hôtelière, avec une capacité moyenne de 20,7 places par établissement. Son parc est constitué quasi exclusivement de petites structures de proximité, particulièrement vulnérables à la conjoncture.
  • Saône-et-Loire (71)  —  Deuxième département hôtelier de BFC en nombre d'établissements, la Saône-et-Loire enregistre la perte absolue la plus importante (−9 hôtels sur deux ans, soit −5,1 %). Malgré cette contraction, sa capacité en places reste quasi stable (4 617 places en 2026 contre 4 729 en 2024). Mâcon (15 hôtels, 813 places en 2026), en légère progression, et Chalon-sur-Saône (14 hôtels, 695 places) constituent les deux pôles principaux du département.
  • Yonne (89)  —  L'Yonne présente une contraction modérée (−2 hôtels sur deux ans, soit −2,3 %) avec une capacité qui se maintient bien (2 578 places en 2026, soit +16 places sur la période). Le département, porté par son héritage médiéval (Auxerre, Vézelay, Sens) et sa proximité avec Paris, bénéficie d'une demande touristique régulière et d'un profil de clientèle en week-end. Sa capacité moyenne de 30,7 places par hôtel est dans la moyenne régionale.
  • Territoire de Belfort (90)  —  Le Territoire de Belfort, plus petit département de France, affiche le parc le plus concentré de la région : 20 hôtels en 2026 pour une capacité de 994 places. Sa capacité moyenne de 49,7 places par hôtel — la plus élevée de BFC et près du double de la moyenne régionale — reflète la présence de grands établissements d'affaires à Belfort (13 hôtels, 685 places). La ville, connue pour son Lion de Bartholdi et son positionnement industriel et technologique, génère une demande hôtelière essentiellement professionnelle.
 

Capacité d'accueil — nombre de places

La capacité totale du parc hôtelier de Bourgogne-Franche-Comté s'élevait à 23 571 places en 2024. Elle a légèrement reculé en 2025 à 23 420 places (−151, soit −0,6 %), avant de se redresser en 2026 à 23 589 places (+169, soit +0,7 %). Sur l'ensemble de la période, la capacité régionale progresse de 18 places, soit une hausse quasi nulle de +0,1 %. Ce résultat remarquable — une capacité stable malgré la perte de 28 établissements — s'explique par la montée en taille des structures subsistantes et par la progression de la Côte-d'Or.

La Côte-d'Or est le seul département à afficher une progression significative de sa capacité : +233 places sur deux ans (+3,1 %), portée par les ouvertures à Dijon et par la montée en gamme des établissements beaunois. À l'opposé, la Saône-et-Loire (−112 places) et la Haute-Saône (−30 places) enregistrent les reculs les plus marqués. La capacité moyenne par établissement progresse dans tous les départements, passant de 29,4 à 30,4 places par hôtel à l'échelle régionale (+3,4 %).

BFC3

Capacité moyenne par établissement

BFC4

  Le Territoire de Belfort se distingue nettement avec une capacité moyenne de 49,7 places par hôtel en 2026, reflétant une offre dominée par de grands hôtels d'affaires. La Côte-d'Or (37,3 places) et le Doubs (34,0 places) affichent également des moyennes supérieures à la médiane régionale, témoignant de parcs mieux structurés et plus capitalisés. À l'inverse, le Jura (19,9 places, stable sur les trois ans) et la Haute-Saône (20,7 places) présentent les plus faibles capacités moyennes, caractéristiques d'un tissu de petites structures indépendantes.

 

Répartition par classement — montée en gamme et recul des non classés

L'analyse par classement du parc hôtelier de Bourgogne-Franche-Comté sur la période 2024-2026 révèle plusieurs tendances structurelles significatives.

  • Les hôtels 5 étoiles progressent fortement : +3 établissements en deux ans (+23,1 %) et +66 places (+15,2 %). Bien que marginaux en volume (16 établissements en 2026), ils confirment un positionnement haut de gamme croissant de la région, notamment dans le vignoble bourguignon.
  • Les hôtels 4 étoiles gagnent 5 établissements (+6,9 %) et 433 places supplémentaires (+15,0 %), signe d'investissements soutenus dans le segment supérieur, en particulier à Dijon et Beaune.
  • Les 3 étoiles constituent le cœur stable du parc régional : 303 établissements en 2024 comme en 2026 (zéro variation nette), avec une capacité en légère progression (+372 places, +3,6 %). Ce segment est celui des grands hôtels de centre-ville et des établissements de charme dans les villages viticoles.
  • Les 2 étoiles reculent légèrement (−2 établissements, −1,4 %) mais voient leur capacité progresser de +194 places (+4,2 %), signe de montées en gamme interne au sein de ce segment.
  • Les non classés enregistrent le recul le plus marqué : −31 établissements (−12,4 %) et −1 044 places (−23,9 %). Cette chute témoigne de fermetures d'établissements vieillissants ou de régularisations, et constitue le principal facteur de contraction du parc régional.
  • Les 1 étoile, déjà peu nombreux, perdent encore 3 établissements (−15,8 %).
BFC5  


Les principales communes hôtelières de Bourgogne-Franche-Comté

La géographie hôtelière de Bourgogne-Franche-Comté est fortement polarisée autour de deux grandes villes — Dijon et Beaune — qui concentrent à elles seules une part majeure de l'offre régionale. Dijon (44 hôtels, 2 623 places en 2026) est de loin la première destination hôtelière de la région, en croissance continue sur les trois années (+2 hôtels et +221 places entre 2024 et 2026). Capitale régionale, ville universitaire et gastronomique de rayonnement international, Dijon bénéficie d'un flux de clientèle d'affaires, de congrès et de tourisme culturel particulièrement soutenu. Beaune (38 hôtels, 1 692 places en 2026) se positionne en deuxième place, avec un parc qui progresse également (+1 hôtel, +38 places sur deux ans). La ville des Hospices et du marché aux vins attire une clientèle internationale de haut niveau, ce qui explique la forte proportion de 4 et 5 étoiles dans son parc. Besançon (23 hôtels, 1 284 places), troisième ville hôtelière de la région, voit son parc se stabiliser. Le second niveau du classement est constitué de villes de taille moyenne — Mâcon, Chalon-sur-Saône, Nevers, Belfort — dont les parcs sont remarquablement stables sur les trois années.

BFC6  

Synthèse et perspectives


Le parc hôtelier de Bourgogne-Franche-Comté sur la période 2024-2026 présente un double visage : une contraction du nombre d'établissements (−28 hôtels, −3,5 %) coexiste avec une capacité totale quasi stable (+18 places, +0,1 %) et une montée en gamme confirmée dans les catégories 4 et 5 étoiles. La région suit ainsi la tendance nationale de concentration et de montée qualitative du parc, avec des disparités marquées entre un nord et un est dynamiques (Côte-d'Or, Territoire de Belfort, Doubs) et un arrière-pays en recul (Haute-Saône, Nièvre, sud de la Saône-et-Loire).

Points de vigilance

  • La Haute-Saône (−8,6 % en deux ans) et la Nièvre (−5,7 %) enregistrent les contractions relatives les plus fortes, dans des territoires où l'offre hôtelière est déjà mince. La disparition d'établissements dans ces zones pourrait fragiliser l'accueil touristique de proximité.
  • Les non classés chutent de −12,4 % en établissements et −23,9 % en places : ce segment, souvent constitué de petites structures indépendantes, est le plus touché par les fermetures.
  • La Saône-et-Loire, deuxième département hôtelier de la région, perd 9 établissements en deux ans. L'accélération de cette tendance en 2026 (−6 hôtels) mérite d'être surveillée, notamment dans les bassins ruraux du Charolais et du Mâconnais.
  • Les 1 étoile continuent de reculer (−15,8 %) dans une région où ce segment était déjà peu développé, réduisant l'offre accessible dans certaines zones rurales.

Signaux positifs

  • La Côte-d'Or confirme sa position de locomotive hôtelière régionale avec un parc stable et une capacité en progression (+233 places en deux ans). Dijon et Beaune, portées par leurs patrimoines classés, continuent d'attirer les investisseurs.
  • La montée en gamme est nette et cohérente : les 4 et 5 étoiles progressent respectivement de +6,9 % et +23,1 % en nombre d'établissements, et de +15,0 % et +15,2 % en capacité.
  • La capacité totale régionale reste quasi stable (+18 places sur deux ans) malgré la perte de 28 établissements, ce qui traduit une montée en taille des structures subsistantes et une meilleure capitalisation du parc hôtelier.
  • Le Territoire de Belfort et le Doubs maintiennent des parcs stables ou en légère évolution positive en capacité, portés par une clientèle d'affaires régulière liée aux grands employeurs industriels (Stellantis, General Electric, Alstom).
   

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