La Normandie est une région à forte identité touristique, adossée à 270 kilomètres de littoral atlantique, aux plages du Débarquement, aux falaises d’Étretat, au Mont-Saint-Michel et à un patrimoine historique et gastronomique exceptionnel. Ses cinq départements offrent des profils variés : le Calvados et ses stations balnéaires de prestige (Deauville, Honfleur), la Seine-Maritime avec ses grandes villes (Rouen, Le Havre), la Manche et ses sites emblématiques, ainsi que l’Eure et l’Orne aux terroirs ruraux et forestiers. Son tissu hôtelier constitue un indicateur clé de l’attractivité touristique et économique du territoire.
Cette analyse s’appuie sur les données officielles de l’INSEE issues de l’enquête mensuelle de fréquentation des hébergements collectifs de tourisme, qui recense chaque année, au 1er janvier, l’ensemble des hôtels classés et non classés ouverts en France métropolitaine.
Les chiffres présentés portent sur trois millésimes consécutifs — 2024, 2025 et 2026 — et couvrent les cinq départements de la région : Calvados (14), Eure (27), Manche (50), Orne (61) et Seine-Maritime (76). Ils permettent de mesurer l’évolution du nombre d’établissements, de la capacité d’accueil et du positionnement en gamme du parc régional.
Chiffres clés 2024 – 2025 – 2026
Évolution du nombre d’établissements
La Normandie comptait 805 hôtels au 1er janvier 2024. La tendance à la baisse s’est confirmée en 2025 avec 797 établissements, puis s’est accélérée en 2026 avec 779. Sur l’ensemble de la période, le parc régional enregistre une contraction de 26 établissements, soit −3,2 %. Cette évolution s’inscrit dans une tendance nationale de réduction du nombre de petites structures indépendantes, particulièrement marquée dans les territoires à forte saisonnalité. Le Calvados reste le premier département de la région avec 279 établissements en 2026 (36 % du parc régional), suivi de la Seine-Maritime (213), de la Manche (146), de l’Eure (74) et de l’Orne (67). L’Eure enregistre la plus forte baisse relative (−7,5 %), tandis que l’Orne est le seul département à maintenir son niveau de 2024 (67 établissements), après un léger recul à 66 en 2025.
La capacité totale de la région s’établissait à 26?695 places en 2024. Elle a légèrement progressé à 26?811 en 2025, avant de reculer à 26?397 en 2026. Sur l’ensemble de la période, la capacité régionale perd 298 places (−1,1 %). Si le nombre d’établissements recule, la capacité moyenne par hôtel, elle, augmente, passant de 33,2 places en 2024 à 33,9 en 2026. Ce phénomène traduit une concentration du parc vers de plus grandes structures : les petits hôtels ferment, tandis que les structures plus importantes maintiennent voire développent leur capacité.
Répartition par classement — la montée en gamme
L’analyse par classement révèle les dynamiques profondes du parc hôtelier normand. Trois grandes tendances se dégagent sur la période 2024-2026 :
Les principales communes hôtelières de Normandie
Rouen domine sans conteste le classement avec 36 établissements et 2?037 places en 2026, après un pic à 37 hôtels et 2?054 places en 2025. La capitale normande, dont le patrimoine médiéval et sa position de métropole régionale en font un pôle touristique et d’affaires majeur, est suivie de Caen (31 hôtels, 1337 places) et du Havre (23 hôtels, 1350 places). Ces trois grands pôles urbains concentrent à eux seuls près de 18 % de l’offre hôtelière régionale. Honfleur se distingue avec 21 établissements stables en 2025 et 2026, confirmant l’attractivité durable de ce port normand auprès de la clientèle touristique haut de gamme. Deauville maintient ses 15 hôtels et 1093 places, ancrant son positionnement de station bâlnéaire de luxe. Bayeux, portée par le tourisme historique lié au Débarquement et à sa tapisserie, maintient une offre stable de 18 établissements sur toute la période. Évreux, préfecture de l’Eure, stabilise son parc à 13 hôtels et 627 places.
Synthèse et perspectives
L’analyse du parc hôtelier de Normandie sur la période 2024-2026 met en évidence trois tendances majeures : une contraction modérée du nombre d’établissements (−3,2 %, soit −26 hôtels), un léger recul de la capacité globale en places (−1,1 %, soit −298 places), et une montée en gamme perceptible avec la progression marquée des catégories 4 étoiles (+14,5 %) et 3 étoiles (+5,8 %) au détriment des non classés et des petits établissements. Ces évolutions s’inscrivent dans un contexte national de transformation de l’offre touristique, de concentration du marché et de difficulté croissante des petites structures indépendantes.
Points de vigilance
Cette analyse s’appuie sur les données officielles de l’INSEE issues de l’enquête mensuelle de fréquentation des hébergements collectifs de tourisme, qui recense chaque année, au 1er janvier, l’ensemble des hôtels classés et non classés ouverts en France métropolitaine.
Les chiffres présentés portent sur trois millésimes consécutifs — 2024, 2025 et 2026 — et couvrent les cinq départements de la région : Calvados (14), Eure (27), Manche (50), Orne (61) et Seine-Maritime (76). Ils permettent de mesurer l’évolution du nombre d’établissements, de la capacité d’accueil et du positionnement en gamme du parc régional.
Chiffres clés 2024 – 2025 – 2026
Évolution du nombre d’établissementsLa Normandie comptait 805 hôtels au 1er janvier 2024. La tendance à la baisse s’est confirmée en 2025 avec 797 établissements, puis s’est accélérée en 2026 avec 779. Sur l’ensemble de la période, le parc régional enregistre une contraction de 26 établissements, soit −3,2 %. Cette évolution s’inscrit dans une tendance nationale de réduction du nombre de petites structures indépendantes, particulièrement marquée dans les territoires à forte saisonnalité. Le Calvados reste le premier département de la région avec 279 établissements en 2026 (36 % du parc régional), suivi de la Seine-Maritime (213), de la Manche (146), de l’Eure (74) et de l’Orne (67). L’Eure enregistre la plus forte baisse relative (−7,5 %), tandis que l’Orne est le seul département à maintenir son niveau de 2024 (67 établissements), après un léger recul à 66 en 2025.
Analyse département par département
- Calvados (14) — Premier département de la région en nombre d’établissements (279 en 2026), le Calvados perd 5 hôtels sur la période (−1,8 %). La baisse est modérée compte tenu du poids du département et témoigne de la résilience des stations touristiques comme Deauville, Trouville-sur-Mer et Honfleur. Caen, chef-lieu dynamique, maintient son parc à 31 établissements en 2026.
- Eure (27) — L’Eure enregistre la plus forte baisse relative de la région (−7,5 %), perdant 6 établissements sur deux ans pour atteindre 74 en 2026. Sa capacité en places recule également nettement (−114 places, −4,8 %). Ce département à dominante rurale et périurbaine, moins porté par le tourisme littoral, subit une pression économique plus forte sur ses petites structures.
- Manche (50) — La Manche perd 6 établissements (−3,9 %) en deux ans, avec une contraction régulière de 3 hôtels par an. Malgré la présence du Mont-Saint-Michel et de Cherbourg-en-Cotentin, la saisonnalité prononcée du tourisme péninsulaire fragilise les structures les plus petites. La capacité en places reste néanmoins quasi stable (−60 places, −1,5 %).
- Orne (61) — L’Orne est le seul département de la région à afficher une stabilité sur la période (67 établissements en 2024 et 2026, avec un repli transitoire à 66 en 2025). Sa capacité en places progresse même légèrement (+35 places, +2,6 %), signe d’un parc qui se maintient et se consolide, notamment autour de Bagnoles de l’Orne Normandie, station thermale réputée.
- Seine-Maritime (76) — Le deuxième département de la région perd 9 établissements (−4,1 %), la plus forte baisse absolue de Normandie. Sa capacité recule de 83 places (−1,0 %). Rouen, première ville hôtelière de la région, maintient sa position de leader avec 36 établissements, après un pic à 37 en 2025. Le Havre, deuxième pôle, perd un établissement sur la période.
Capacité d’accueil — nombre de places
La capacité totale de la région s’établissait à 26?695 places en 2024. Elle a légèrement progressé à 26?811 en 2025, avant de reculer à 26?397 en 2026. Sur l’ensemble de la période, la capacité régionale perd 298 places (−1,1 %). Si le nombre d’établissements recule, la capacité moyenne par hôtel, elle, augmente, passant de 33,2 places en 2024 à 33,9 en 2026. Ce phénomène traduit une concentration du parc vers de plus grandes structures : les petits hôtels ferment, tandis que les structures plus importantes maintiennent voire développent leur capacité.
Répartition par classement — la montée en gammeL’analyse par classement révèle les dynamiques profondes du parc hôtelier normand. Trois grandes tendances se dégagent sur la période 2024-2026 :
- Les établissements haut de gamme (4 étoiles et 5 étoiles) progressent nettement : les 4 étoiles passent de 76 à 87 (+14,5 %) et les 5 étoiles de 13 à 14 (+7,7 %), confirmant une montée en gamme marquée du parc régional, particulièrement sensible dans le Calvados et autour de Rouen.
- Les petites catégories (1 étoile et 2 étoiles) reculent significativement : les 2 étoiles passent de 180 à 158 (−12,2 %) et les 1 étoile de 21 à 19 (−9,5 %), reflétant une pression économique forte sur les structures de taille modeste et un changement des attentes des voyageurs.
- Les hôtels non classés enregistrent une baisse sensible, de 257 à 228 (−11,3 %), signe d’une formalisation progressive du parc ou de fermetures d’établissements vieillissants ne pouvant ou ne souhaitant pas s’engager dans la procédure de classement.
- La catégorie 3 étoiles fait office de socle stable et croissant du parc régional, passant de 258 à 273 établissements (+5,8 %) et de 10?378 à 10?956 places, confirmant son rôle de standard dominant de l’offre hôtelière normande.
Les principales communes hôtelières de NormandieRouen domine sans conteste le classement avec 36 établissements et 2?037 places en 2026, après un pic à 37 hôtels et 2?054 places en 2025. La capitale normande, dont le patrimoine médiéval et sa position de métropole régionale en font un pôle touristique et d’affaires majeur, est suivie de Caen (31 hôtels, 1337 places) et du Havre (23 hôtels, 1350 places). Ces trois grands pôles urbains concentrent à eux seuls près de 18 % de l’offre hôtelière régionale. Honfleur se distingue avec 21 établissements stables en 2025 et 2026, confirmant l’attractivité durable de ce port normand auprès de la clientèle touristique haut de gamme. Deauville maintient ses 15 hôtels et 1093 places, ancrant son positionnement de station bâlnéaire de luxe. Bayeux, portée par le tourisme historique lié au Débarquement et à sa tapisserie, maintient une offre stable de 18 établissements sur toute la période. Évreux, préfecture de l’Eure, stabilise son parc à 13 hôtels et 627 places.
Synthèse et perspectivesL’analyse du parc hôtelier de Normandie sur la période 2024-2026 met en évidence trois tendances majeures : une contraction modérée du nombre d’établissements (−3,2 %, soit −26 hôtels), un léger recul de la capacité globale en places (−1,1 %, soit −298 places), et une montée en gamme perceptible avec la progression marquée des catégories 4 étoiles (+14,5 %) et 3 étoiles (+5,8 %) au détriment des non classés et des petits établissements. Ces évolutions s’inscrivent dans un contexte national de transformation de l’offre touristique, de concentration du marché et de difficulté croissante des petites structures indépendantes.
Points de vigilance
- Baisse sensible de l’Eure (−7,5 % d’établissements et −4,8 % de places en deux ans), qui signale une fragilité structurelle d’un département moins porté par le tourisme littoral ou métropolitain.
- Fort recul des 2 étoiles (−12,2 %) et des non classés (−11,3 %), qui traduit la disparition progressive d’une offre abordable et familiale traditionnellement bien représentée en Normandie.
- Recul global de la capacité régionale en places (−298 sur 26?695), qui appelle une vigilance sur l’adéquation entre l’offre et la demande touristique, notamment en haute saison estivale où la pression sur les hébergements peut être forte.
Signaux positifs
- Progression marquée des 4 étoiles (de 76 à 87, +14,5 %) et apparition d’un 14e hôtel 5 étoiles en 2026, révélatrice d’un positionnement qualitatif croissant du parc normand en phase avec les attentes d’une clientèle haut de gamme nationale et internationale.
- La catégorie 3 étoiles renforce son rôle de standard dominant (+5,8 % d’établissements et +578 places), signe d’un marché qui se structure et se professionnalise autour d’une offre de qualité accessible.
- Stabilité remarquable de l’Orne et résilience des grandes villes (Rouen, Caen) et des stations touristiques emblématiques (Deauville, Honfleur, Bayeux), qui ancrent solidement l’offre sur leurs territoires.

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