La Nouvelle-Aquitaine est la plus grande région de France métropolitaine par la superficie, regroupant douze départements aux identités touristiques très marquées : le littoral atlantique de la Charente-Maritime aux Landes et aux Pyrénées-Atlantiques, le vignoble bordelais classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le Périgord et ses sites préhistoriques, la station balnéaire de Biarritz et ses plages de surf, et les massifs forestiers des Landes de Gascogne. Son tissu hôtelier constitue un indicateur clé de l’attractivité touristique et économique de ce vaste territoire.
Cette analyse s’appuie sur les données officielles de l’INSEE issues de l’enquête mensuelle de fréquentation des hébergements collectifs de tourisme, qui recense chaque année, au 1er janvier, l’ensemble des hôtels classés et non classés ouverts en France métropolitaine.
Les chiffres présentés portent sur trois millésimes consécutifs — 2024, 2025 et 2026 — et couvrent les douze départements de la région : Charente (16), Charente-Maritime (17), Corrèze (19), Creuse (23), Dordogne (24), Gironde (33), Landes (40), Lot-et-Garonne (47), Pyrénées-Atlantiques (64), Deux-Sèvres (79), Vienne (86) et Haute-Vienne (87). Ils permettent de mesurer l’évolution du nombre d’établissements, de la capacité d’accueil et du positionnement en gamme du parc régional.
Évolution du nombre d’établissements
La Nouvelle-Aquitaine comptait 1?703 hôtels au 1er janvier 2024, faisant d’elle la troisième région hôtelière de France. La tendance à la baisse s’est accentuée sur la période : 1?683 établissements en 2025, puis 1?632 en 2026, soit une contraction de 71 établissements sur deux ans (−4,2 %). Cette évolution est l’une des plus marquées parmi les grandes régions françaises et reflète la fragilité d’une partie du parc hôtelier à forte saisonnalité.
La Gironde reste le premier département de la région avec 316 établissements en 2026 (19 % du parc régional), suivie des Pyrénées-Atlantiques (292), de la Charente-Maritime (241), de la Dordogne (169) et des Landes (159). Quatre départements maintiennent un niveau stable sur la période : la Charente (57), le Lot-et-Garonne (60), la Vienne (90) et les Landes (159 en 2025 et 2026). La Creuse enregistre la plus forte baisse relative (−15,2 %), passant de 33 à 28 établissements.
Analyse département par département
Capacité d’accueil — nombre de places
La capacité totale de la région s’établissait à 54?498 places en 2024. Elle a légèrement reculé à 54?249 en 2025, puis à 54?082 en 2026. Sur l’ensemble de la période, la capacité régionale perd 416 places (−0,8 %), une évolution modérée au regard de la baisse du nombre d’établissements (−4,2 %). La capacité moyenne par hôtel progresse en conséquence, passant de 32,0 places en 2024 à 33,1 en 2026, signe que les structures restantes sont en moyenne plus grandes et mieux dimensionnées.
Répartition par classement — la montée en gamme
L’analyse par classement révèle les dynamiques profondes du parc hôtelier de Nouvelle-Aquitaine. Quatre grandes tendances se dégagent sur la période 2024-2026 :
Les principales communes hôtelières de Nouvelle-Aquitaine
Bordeaux domine sans conteste le classement avec 82 établissements et 5?796 places en 2026, faisant de la capitale girondine la première destination hôtelière de la région. Elle est suivie de Biarritz (52 hôtels, 1?898 places), en progression sur toute la période, et de La Rochelle (42 hôtels, 2?012 places), solide pôle touristique atlantique. Ces trois villes concentrent à elles seules près de 18 % de l’offre hôtelière régionale.
Biarritz confirme son attractivité croissante (+2 établissements et +79 places sur la période), portée par la demande surf et lifestyle. Saint-Jean-de-Luz retrouve 27 hôtels en 2026 après un creux à 24 en 2025, avec une forte hausse de capacité (+55 places). Chasseneuil-du-Poitou se distingue par la progression la plus remarquable du top 10 en capacité (+183 places, +8,8 %), liée à l’extension de l’offre hôtelière autour du Futuroscope. Limoges maintient stable son parc à 36 établissements, affirmant son statut de capitale régionale bien dotée en offre hôtelière.
Synthèse et perspectives
L’analyse du parc hôtelier de Nouvelle-Aquitaine sur la période 2024-2026 met en évidence trois tendances majeures : une contraction sensible du nombre d’établissements (−4,2 %, soit −71 hôtels), une stabilité relative de la capacité globale en places (−0,8 %, soit −416 places), et une montée en gamme perceptible avec la progression des 4 étoiles (+9,8 %) et des 3 étoiles (+1,3 %) au détriment des petites catégories et des non classés. Ces évolutions s’inscrivent dans un contexte national de transformation de l’offre touristique et de difficulté croissante des petites structures indépendantes dans les territoires à forte saisonnalité.
Points de vigilance
Signaux positifs
Cette analyse s’appuie sur les données officielles de l’INSEE issues de l’enquête mensuelle de fréquentation des hébergements collectifs de tourisme, qui recense chaque année, au 1er janvier, l’ensemble des hôtels classés et non classés ouverts en France métropolitaine.
Les chiffres présentés portent sur trois millésimes consécutifs — 2024, 2025 et 2026 — et couvrent les douze départements de la région : Charente (16), Charente-Maritime (17), Corrèze (19), Creuse (23), Dordogne (24), Gironde (33), Landes (40), Lot-et-Garonne (47), Pyrénées-Atlantiques (64), Deux-Sèvres (79), Vienne (86) et Haute-Vienne (87). Ils permettent de mesurer l’évolution du nombre d’établissements, de la capacité d’accueil et du positionnement en gamme du parc régional.
Évolution du nombre d’établissementsLa Nouvelle-Aquitaine comptait 1?703 hôtels au 1er janvier 2024, faisant d’elle la troisième région hôtelière de France. La tendance à la baisse s’est accentuée sur la période : 1?683 établissements en 2025, puis 1?632 en 2026, soit une contraction de 71 établissements sur deux ans (−4,2 %). Cette évolution est l’une des plus marquées parmi les grandes régions françaises et reflète la fragilité d’une partie du parc hôtelier à forte saisonnalité.
La Gironde reste le premier département de la région avec 316 établissements en 2026 (19 % du parc régional), suivie des Pyrénées-Atlantiques (292), de la Charente-Maritime (241), de la Dordogne (169) et des Landes (159). Quatre départements maintiennent un niveau stable sur la période : la Charente (57), le Lot-et-Garonne (60), la Vienne (90) et les Landes (159 en 2025 et 2026). La Creuse enregistre la plus forte baisse relative (−15,2 %), passant de 33 à 28 établissements.
Analyse département par département
- Charente (16) — La Charente présente une stabilité exemplaire sur la période, maintenant ses 57 établissements les trois années. Sa capacité en places progresse légèrement (+36 places, +2,0 %), signe d’un parc qui se consolide autour de structures existantes, porté par l’attractivité de Cognac et du vignoble charentais.
- Charente-Maritime (17) — Deuxième département de la région par sa capacité, la Charente-Maritime enregistre une baisse significative de 16 établissements concentrée sur 2025-2026 (−6,2 %). La pression saisonnière et la concurrence des meublements touristiques affectent les petites structures. La Rochelle et Royan maintiennent néanmoins une offre solide.
- Corrèze (19) — La Corrèze perd 5 établissements (−5,4 %) sur la période, avec une baisse régulière chaque année. Brive-la-Gaillarde, principal pôle hôtelier du département, perd 2 établissements mais maintient une capacité de 788 places en 2026. La capacité globale recule de 61 places (−3,0 %).
- Creuse (23) — La Creuse est le département le plus affecté en proportion (−15,2 %), passant de 33 à 28 établissements en un seul exercice 2025-2026. Avec seulement 564 places en 2026 et une capacité moyenne de 20,1 places par établissement, c’est le département le plus fragile de la région, soumis à la désertification rurale et à des flux touristiques limités.
- Dordogne (24) — La Dordogne perd 8 établissements (−4,5 %) sur la période, reflétant la difficulté des petites structures indépendantes dans un département fortement saisonnier. Sarlat-la-Canéda maintient néanmoins ses 22 hôtels stables sur toute la période, confirmant son statut de destination touristique majeure du Périgord Noir.
- Gironde (33) — Premier département de la région, la Gironde perd 11 établissements (−3,4 %) mais maintient une capacité quasi stable (−131 places, −0,9 %). Bordeaux, avec 82 hôtels et 5?796 places en 2026, demeure la première commune hôtelière de la région et l’un des grands pôles urbains et touristiques du Sud-Ouest.
- Landes (40) — Les Landes affichent une stabilité notable avec 159 établissements en 2025 et 2026 (après −3 en 2024-2025). La capacité remonte même légèrement en 2026 (+34 places vs 2025), signe d’une demande soutenue autour des stations océanes du littoral gascon.
- Lot-et-Garonne (47) — Le Lot-et-Garonne maintient parfaitement ses 60 établissements les trois années, avec une capacité qui progresse légèrement (+31 places, +1,7 %). Ce département, porté par le tourisme fluvial et les marchés de producteurs, offre une résilience remarquable.
- Pyrénées-Atlantiques (64) — Deuxième département de la région en nombre d’établissements (292 en 2026), les Pyrénées-Atlantiques perdent 12 hôtels (−3,9 %). Biarritz (52 établissements en 2026, en hausse) et Saint-Jean-de-Luz (27) tirent le parc vers le haut, tandis que Pau et Bayonne subissent respectivement −2 et −2 établissements.
- Deux-Sèvres (79) — Les Deux-Sèvres perdent 5 établissements sur 2025-2026 (−7,8 %), après une première année stable. Leur capacité reste néanmoins en légère hausse par rapport à 2024 (+49 places, +2,8 %), signe que les établissements restants ont gagné en taille moyenne.
- Vienne (86) — La Vienne présente un profil atypique : quasi stable en nombre d’établissements (91 en 2024, 90 en 2026), mais avec une progression notable de sa capacité (+81 places, +1,7 %), portée par la forte hausse de Chasseneuil-du-Poitou (+183 places), commune accueillant le Futuroscope. Poitiers se maintient à 23-24 établissements.
- Haute-Vienne (87) — La Haute-Vienne perd 5 établissements (−6,3 %), mais sa capacité reste quasi stable (+3 places). Limoges, avec 36 hôtels stables et près de 1?978 places en 2026, ancre solidement le département dans le tissu hôtelier régional.
Capacité d’accueil — nombre de places
La capacité totale de la région s’établissait à 54?498 places en 2024. Elle a légèrement reculé à 54?249 en 2025, puis à 54?082 en 2026. Sur l’ensemble de la période, la capacité régionale perd 416 places (−0,8 %), une évolution modérée au regard de la baisse du nombre d’établissements (−4,2 %). La capacité moyenne par hôtel progresse en conséquence, passant de 32,0 places en 2024 à 33,1 en 2026, signe que les structures restantes sont en moyenne plus grandes et mieux dimensionnées.
Répartition par classement — la montée en gammeL’analyse par classement révèle les dynamiques profondes du parc hôtelier de Nouvelle-Aquitaine. Quatre grandes tendances se dégagent sur la période 2024-2026 :
- Les établissements 4 étoiles progressent nettement, de 184 à 202 (+9,8 %), et leur capacité gagne +554 places (+5,7 %), confirmant la montée en gamme du parc régional, particulièrement visible à Bordeaux, Biarritz et sur le littoral atlantique.
- Les petites catégories (1 étoile et 2 étoiles) reculent significativement : les 2 étoiles passent de 431 à 378 (−12,3 %) et les 1 étoile de 51 à 43 (−15,7 %), reflétant la difficulté croissante des petites structures à face aux coûts de mise aux normes et à la concurrence des plateformes de location.
- Les hôtels non classés diminuent de 388 à 355 (−8,5 %) et perdent près de 1?000 places, un recul qui traduit à la fois des fermetures d’établissements vieillissants et une formalisation progressive vers le classement officiel.
- La catégorie 3 étoiles fait office de socle stable et légèrement croissant, maintenant 609 à 617 établissements (+1,3 %) et progressant à 22?385 places en 2026, soit le plus grand segment du parc régional avec 41 % de la capacité totale.
Les principales communes hôtelières de Nouvelle-AquitaineBordeaux domine sans conteste le classement avec 82 établissements et 5?796 places en 2026, faisant de la capitale girondine la première destination hôtelière de la région. Elle est suivie de Biarritz (52 hôtels, 1?898 places), en progression sur toute la période, et de La Rochelle (42 hôtels, 2?012 places), solide pôle touristique atlantique. Ces trois villes concentrent à elles seules près de 18 % de l’offre hôtelière régionale.
Biarritz confirme son attractivité croissante (+2 établissements et +79 places sur la période), portée par la demande surf et lifestyle. Saint-Jean-de-Luz retrouve 27 hôtels en 2026 après un creux à 24 en 2025, avec une forte hausse de capacité (+55 places). Chasseneuil-du-Poitou se distingue par la progression la plus remarquable du top 10 en capacité (+183 places, +8,8 %), liée à l’extension de l’offre hôtelière autour du Futuroscope. Limoges maintient stable son parc à 36 établissements, affirmant son statut de capitale régionale bien dotée en offre hôtelière.
Synthèse et perspectives
L’analyse du parc hôtelier de Nouvelle-Aquitaine sur la période 2024-2026 met en évidence trois tendances majeures : une contraction sensible du nombre d’établissements (−4,2 %, soit −71 hôtels), une stabilité relative de la capacité globale en places (−0,8 %, soit −416 places), et une montée en gamme perceptible avec la progression des 4 étoiles (+9,8 %) et des 3 étoiles (+1,3 %) au détriment des petites catégories et des non classés. Ces évolutions s’inscrivent dans un contexte national de transformation de l’offre touristique et de difficulté croissante des petites structures indépendantes dans les territoires à forte saisonnalité.Points de vigilance
- La Creuse enregistre la plus forte baisse relative de la région (−15,2 % d’établissements), signal d’une fragilité structurelle dans ce territoire rural à faible fréquentation touristique, qui pourrait à terme perdre une masse critique d’offre hôtelière.
- Fort recul des 2 étoiles (−12,3 %) et des 1 étoile (−15,7 %), qui signale la disparition progressive d’une offre abordable et familiale, particulièrement nécessaire dans les territoires ruraux et les destinations à tourisme populaire comme le Périgord ou la côte Charentaise.
- La Charente-Maritime perd 16 établissements en un seul exercice (2025-2026, −6,2 %), ce qui illustre l’impact rapide des sorties du marché dans les zones côtières très saisonnières où la pression concurrentielle des locations de vacances est particulièrement forte.
Signaux positifs
- Biarritz et Saint-Jean-de-Luz progressent en établissements et en capacité, confirmant la montagne basque atlantique comme territoire hôtelier dynamique et premium, porté par une clientèle nationale et internationale exigeante.
- Progression marquée des 4 étoiles (+9,8 %) confortant le positionnement qualitatif du parc régional, notamment autour de Bordeaux et du Pays Basque, deux destinations à forte notoriété internationale.
- Quatre départements maintiennent une stabilité exemplaire (Charente, Lot-et-Garonne, Landes, Vienne), et la capacité moyenne par établissement progresse dans l’ensemble de la région (de 32,0 à 33,1 places/étab.), signe de restructuration vers des structures mieux dimensionnées.

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