Provence-Alpes-Côte d’Azur est l’une des régions touristiques les plus attractives de France et d’Europe, avec une offre combinée exceptionnelle : la Promenade des Anglais et les palaces de la Côte d’Azur, Marseille et son port méditerranéen, Aix-en-Provence et son patrimoine cézannien, le Vaucluse et ses villages perchés, les massifs alpins des Hautes-Alpes et des Alpes-de-Haute-Provence, et les plages du Var de Saint-Tropez au Lavandou. Son tissu hôtelier, le plus dense du sud-est de la France, constitue un baromètre clé de l’attractivité touristique et de la compétitivité de la destination à l’échelle mondiale.
Cette analyse s’appuie sur les données officielles de l’INSEE issues de l’enquête mensuelle de fréquentation des hébergements collectifs de tourisme, qui recense chaque année, au 1er janvier, l’ensemble des hôtels classés et non classés ouverts en France métropolitaine. Les chiffres présentés portent sur trois millésimes consécutifs — 2024, 2025 et 2026 — et couvrent les six départements de la région : Alpes-de-Haute-Provence (04), Hautes-Alpes (05), Alpes-Maritimes (06), Bouches-du-Rhône (13), Var (83) et Vaucluse (84). Ils permettent de mesurer l’évolution du nombre d’établissements, de la capacité d’accueil et du positionnement en gamme du parc régional.
Chiffres clés 2024 – 2025 – 2026
Évolution du nombre d’établissements
PACA comptait 1?986 hôtels au 1er janvier 2024, faisant d’elle la deuxième région hôtelière de France hors Île-de-France. Le parc est resté remarquablement stable sur la période : 1?985 établissements en 2025, puis 1?970 en 2026. La région ne perd que 16 établissements sur deux ans (−0,8 %), la contraction la plus faible de toutes les régions étudiées. Mieux encore, la capacité en places progresse de +1?030 places (+1,4 %), confirmant la santé structurelle d’une destination qui continue d’investir et de se développer.
Les Alpes-Maritimes restent le premier département de la région avec 583 établissements en 2026 (30 % du parc régional), suivies des Bouches-du-Rhône (458), du Var (432), du Vaucluse (210), des Hautes-Alpes (158) et des Alpes-de-Haute-Provence (129). Le Var est le seul département à progresser en établissements (+5, +1,2 %), tandis que les Alpes-de-Haute-Provence enregistrent la plus forte baisse relative (−9,2 %, −13 établissements).
Tableau récapitulatif — Établissements par département
Analyse département par département
La capacité totale de la région s’établissait à 73?595 places en 2024. Elle a progressé à 74?304 en 2025, puis à 74?625 en 2026. PACA est la seule grande région étudiée à afficher à la fois une quasi-stabilité du nombre d’établissements et une croissance de sa capacité en places : +1?030 places sur deux ans (+1,4 %). La capacité moyenne par hôtel progresse de 37,1 places en 2024 à 37,9 en 2026, confirmant l’investissement continu des hôteliers régionaux dans l’extension et l’amélioration de leurs établissements.
Tableau récapitulatif — Places par département
Capacité moyenne par établissement
Répartition par classement — la montée en gamme
L’analyse par classement révèle les dynamiques profondes du parc hôtelier régional. PACA présente le profil de montée en gamme le plus marqué de toutes les régions étudiées. Quatre grandes tendances se dégagent sur la période 2024-2026 :
Tableau — Évolution par classement
Les principales communes hôtelières de Provence-Alpes-Côte d’Azur
Nice domine le classement avec 163 établissements et 10?919 places en 2026, en progression constante sur toute la période (+2 hôtels, +663 places). La capitale des Alpes-Maritimes, qui concentre à elle seule 15 % de la capacité régionale, est suivie de Marseille (104 hôtels, 7?660 places) et de Cannes (96 hôtels, 5?424 places). Ces trois communes concentrent à elles seules plus de 32 % de la capacité hôtelière régionale.
Marseille progresse nettement entre 2024 et 2025 (106 hôtels, +4) avant de revenir à 104 en 2026, avec une capacité néanmoins en hausse de +280 places sur la période. Menton affiche la plus forte progression de capacité parmi les dix premières communes : +171 places (+16,4 %), témoignant d’un dynamisme hôtelier remarquable dans cette cité frontalière. Saint-Tropez gagne un établissement en 2026 (32 hôtels) et Saint-Raphaël voit sa capacité progresser de +71 places. Avignon, en léger recul à 43 hôtels après un pic à 45 en 2025, maintient néanmoins sa position de huitième commune hôtelière de la région.
Top 10 des communes — Nombre d’établissements
Synthèse et perspectives
L’analyse du parc hôtelier de Provence-Alpes-Côte d’Azur sur la période 2024-2026 met en évidence un profil unique parmi les grandes régions françaises : une quasi-stabilité du nombre d’établissements (−0,8 %, soit −16 hôtels seulement), une croissance de la capacité en places (+1,4 %, soit +1?030 places), et une montée en gamme spectaculaire avec la progression des 4 étoiles (+11,6 %) et des 5 étoiles (+6,3 %). PACA est la seule grande région où le parc hôtelier croît en capacité tout en se restructurant vers le haut de gamme, témoignant de la puissance de son attractivité touristique et de la robustesse de l’investissement hôtelier dans la région.
Points de vigilance
Signaux positifs
Cette analyse s’appuie sur les données officielles de l’INSEE issues de l’enquête mensuelle de fréquentation des hébergements collectifs de tourisme, qui recense chaque année, au 1er janvier, l’ensemble des hôtels classés et non classés ouverts en France métropolitaine. Les chiffres présentés portent sur trois millésimes consécutifs — 2024, 2025 et 2026 — et couvrent les six départements de la région : Alpes-de-Haute-Provence (04), Hautes-Alpes (05), Alpes-Maritimes (06), Bouches-du-Rhône (13), Var (83) et Vaucluse (84). Ils permettent de mesurer l’évolution du nombre d’établissements, de la capacité d’accueil et du positionnement en gamme du parc régional.
Chiffres clés 2024 – 2025 – 2026
Évolution du nombre d’établissementsPACA comptait 1?986 hôtels au 1er janvier 2024, faisant d’elle la deuxième région hôtelière de France hors Île-de-France. Le parc est resté remarquablement stable sur la période : 1?985 établissements en 2025, puis 1?970 en 2026. La région ne perd que 16 établissements sur deux ans (−0,8 %), la contraction la plus faible de toutes les régions étudiées. Mieux encore, la capacité en places progresse de +1?030 places (+1,4 %), confirmant la santé structurelle d’une destination qui continue d’investir et de se développer.
Les Alpes-Maritimes restent le premier département de la région avec 583 établissements en 2026 (30 % du parc régional), suivies des Bouches-du-Rhône (458), du Var (432), du Vaucluse (210), des Hautes-Alpes (158) et des Alpes-de-Haute-Provence (129). Le Var est le seul département à progresser en établissements (+5, +1,2 %), tandis que les Alpes-de-Haute-Provence enregistrent la plus forte baisse relative (−9,2 %, −13 établissements).
Tableau récapitulatif — Établissements par département
Analyse département par département- Alpes-de-Haute-Provence (04) — Le département enregistre la plus forte baisse relative de la région (−9,2 %), perdant 13 établissements sur deux ans, dont 10 concentrés sur la seule année 2025-2026. Sa capacité recule de 294 places (−9,1 %), une évolution qui reflète les difficultés d’un territoire rural et montagnard, moins porté par le tourisme international et soumis à une forte saisonnalité. La valeur ajoutée touristique reste concentrée autour du lac de Sainte-Croix et des gorges du Verdon.
- Hautes-Alpes (05) — Le département affiche une érosion régulière mais contenue (−2 établissements, −1,3 %) et perd 151 places (−4,1 %). Briçon et Gap constituent les principaux pôles d’un territoire alpin dont l’offre hôtelière est fortement liée aux stations de ski et aux activités de montagne. La capacité moyenne par établissement diminue légèrement (22,1 en 2026 vs 22,8 en 2024).
- Alpes-Maritimes (06) — Premier département de la région avec 583 établissements en 2026, les Alpes-Maritimes affichent une quasi-stabilité (−1 établissement, −0,2 %) et une capacité en nette progression (+612 places, +2,3 %). Nice (163 hôtels, 10?919 places), Cannes (96 hôtels, 5?424 places) et Antibes (55 hôtels stables, 2?068 places) structurent une offre méditerranéenne et de luxe qui s’étoffe d’année en année.
- Bouches-du-Rhône (13) — Deuxième département de la région avec 458 établissements stables sur la période, les Bouches-du-Rhône voient leur capacité progresser de +332 places (+1,7 %). Marseille (104 hôtels, 7?660 places) renforce sa position de deuxième ville hôtelière de la région et l’une des grandes destinations méditerranéennes de France. Aix-en-Provence, Arles et Saintes-Maries-de-la-Mer complètent une offre riche et diversifiée.
- Var (83) — Le Var est le seul département à progresser en établissements (+5, +1,2 %) et enregistre la plus forte hausse de capacité parmi les départements côtiers (+378 places, +2,9 %). Saint-Tropez (32 hôtels en 2026, +1), Hyères (+51 places), Le Lavandou et Fréjus illustrent la dynamique d’un littoral varois qui investit et se développe, porté par une demande touristique haut de gamme en hausse continue.
- Vaucluse (84) — Le Vaucluse perd 5 établissements (−2,3 %) mais gagne en capacité (+153 places, +2,2 %), signe d’une restructuration du parc vers des structures plus grandes. Avignon (43 hôtels en 2026, stable après un pic à 45 en 2025) reste le pôle dominant, porté par son festival international et son patrimoine UNESCO. La capacité moyenne par établissement progresse de 32,1 à 33,6 places.
Capacité d’accueil — nombre de places
La capacité totale de la région s’établissait à 73?595 places en 2024. Elle a progressé à 74?304 en 2025, puis à 74?625 en 2026. PACA est la seule grande région étudiée à afficher à la fois une quasi-stabilité du nombre d’établissements et une croissance de sa capacité en places : +1?030 places sur deux ans (+1,4 %). La capacité moyenne par hôtel progresse de 37,1 places en 2024 à 37,9 en 2026, confirmant l’investissement continu des hôteliers régionaux dans l’extension et l’amélioration de leurs établissements.
Tableau récapitulatif — Places par département
Capacité moyenne par établissement
Répartition par classement — la montée en gamme
L’analyse par classement révèle les dynamiques profondes du parc hôtelier régional. PACA présente le profil de montée en gamme le plus marqué de toutes les régions étudiées. Quatre grandes tendances se dégagent sur la période 2024-2026 :- Les 4 étoiles et 5 étoiles affichent des progressions spectaculaires : les 4 étoiles passent de 329 à 367 (+11,6 %) pour 21?820 places, et les 5 étoiles de 96 à 102 (+6,3 %) pour 6?446 places. PACA concentre ainsi le plus grand nombre d’hôtels 5 étoiles de France hors Île-de-France, reflétant le positionnement luxe de la Côte d’Azur et du Var.
- La catégorie 3 étoiles progresse également, de 706 à 724 établissements (+2,6 %) et de 25?980 à 27?084 places, confirmant son rôle de socle structurant du parc régional avec 36 % de la capacité totale en 2026.
- Les 2 étoiles reculent significativement, de 392 à 351 (−10,5 %) et perdent 574 places, reflétant la pression économique sur les structures de gamme intermédiaire basse dans une région où les coûts immobiliers et d’exploitation sont parmi les plus élevés de France.
- Les hôtels non classés reculent de 415 à 384 (−7,5 %) et perdent 1?763 places, traduisant à la fois des fermetures et une formalisation progressive d’établissements anciennement non classés vers les catégories étoilées.
Tableau — Évolution par classement

Les principales communes hôtelières de Provence-Alpes-Côte d’AzurNice domine le classement avec 163 établissements et 10?919 places en 2026, en progression constante sur toute la période (+2 hôtels, +663 places). La capitale des Alpes-Maritimes, qui concentre à elle seule 15 % de la capacité régionale, est suivie de Marseille (104 hôtels, 7?660 places) et de Cannes (96 hôtels, 5?424 places). Ces trois communes concentrent à elles seules plus de 32 % de la capacité hôtelière régionale.
Marseille progresse nettement entre 2024 et 2025 (106 hôtels, +4) avant de revenir à 104 en 2026, avec une capacité néanmoins en hausse de +280 places sur la période. Menton affiche la plus forte progression de capacité parmi les dix premières communes : +171 places (+16,4 %), témoignant d’un dynamisme hôtelier remarquable dans cette cité frontalière. Saint-Tropez gagne un établissement en 2026 (32 hôtels) et Saint-Raphaël voit sa capacité progresser de +71 places. Avignon, en léger recul à 43 hôtels après un pic à 45 en 2025, maintient néanmoins sa position de huitième commune hôtelière de la région.
Top 10 des communes — Nombre d’établissements
Synthèse et perspectivesL’analyse du parc hôtelier de Provence-Alpes-Côte d’Azur sur la période 2024-2026 met en évidence un profil unique parmi les grandes régions françaises : une quasi-stabilité du nombre d’établissements (−0,8 %, soit −16 hôtels seulement), une croissance de la capacité en places (+1,4 %, soit +1?030 places), et une montée en gamme spectaculaire avec la progression des 4 étoiles (+11,6 %) et des 5 étoiles (+6,3 %). PACA est la seule grande région où le parc hôtelier croît en capacité tout en se restructurant vers le haut de gamme, témoignant de la puissance de son attractivité touristique et de la robustesse de l’investissement hôtelier dans la région.
Points de vigilance
- Les Alpes-de-Haute-Provence perdent 13 établissements (−9,2 %) et 294 places (−9,1 %) en deux ans, signalant une fragilité structurelle dans ce territoire rural et montagnard moins bénéficiaire du dynamisme côtier. Une politique d’attractivité touristique renforcée autour du Verdon et de la Provence intérieure pourrait enrayer ce déclin.
- Le fort recul des 2 étoiles (−10,5 %) fragilise l’offre d’hébergement accessible dans une région où les prix hôteliers sont parmi les plus élevés de France, ce qui pourrait à terme exclure une partie de la clientèle touristique à budget moyen.
- La forte concentration de l’offre sur Nice, Marseille et Cannes (32 % de la capacité régionale) crée une vulnérabilité structurelle : tout événement affectant l’une de ces villes (sécurité, météo, événement médiatique négatif) peut avoir un impact significatif sur les taux d’occupation régionaux.
Signaux positifs
- PACA est la seule grande région à combiner quasi-stabilité du nombre d’établissements et croissance de la capacité en places (+1?030 places, +1,4 %), témoignant d’une dynamique d’investissement hôtelier rare dans le contexte national actuel.
- La montée en gamme est spectaculaire : +11,6 % de 4 étoiles et +6,3 % de 5 étoiles, avec 102 établissements 5 étoiles en 2026 — le plus grand parc 5 étoiles de France hors Île-de-France. La Côte d’Azur et le Var se positionnent ainsi comme les destinations de luxe incontournables de la Méditerranée.
- Nice et le Var sont en progression continue, tant en établissements qu’en places, ancrant durablement la région parmi les destinations touristiques premium de la France et de l’Europe.

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