MAIL
adeline{nospam}desthuilliers.com
Parc hôtelier des pays de la loire
Parc hôtelier des Pays de la Loire

Parc hôtelier des Pays de la Loire

Ratios et indicateurs en hôtellerie /
Par

 

Les Pays de la Loire forment une région de l’ouest de la France aux contrastes marqués, entre le dynamisme métropolitain de Nantes, le tourisme côtier de la Vendée et de la côte de Jade, le patrimoine viti-vinicole d’Anjou et de la vallée de la Loire, et les pays ruraux du Maine et de la Sarthe. Ses cinq départements accueillent une offre hôtelière variée qui reflète la diversité de leurs attractivités touristiques, entre clientèle d’affaires, familles en vacances et amateurs de nature et de patrimoine. Son tissu hôtelier constitue un indicateur clé de l’évolution de l’attractivité touristique et économique du territoire.

Cette analyse s’appuie sur les données officielles de l’INSEE issues de l’enquête mensuelle de fréquentation des hébergements collectifs de tourisme, qui recense chaque année, au 1er janvier, l’ensemble des hôtels classés et non classés ouverts en France métropolitaine. Les chiffres présentés portent sur trois millésimes consécutifs — 2024, 2025 et 2026 — et couvrent les cinq départements de la région : Loire-Atlantique (44), Maine-et-Loire (49), Mayenne (53), Sarthe (72) et Vendée (85). Ils permettent de mesurer l’évolution du nombre d’établissements, de la capacité d’accueil et du positionnement en gamme du parc régional.

 

Chiffres clés 2024 – 2025 – 2026


pdl_00_chiffres_cles

  Évolution du nombre d’établissements

Les Pays de la Loire comptaient 685 hôtels au 1er janvier 2024. La tendance à la baisse s’est accélérée sur la période : 671 établissements en 2025, puis 651 en 2026. Sur l’ensemble de la période, le parc régional enregistre une contraction de 34 établissements, soit −5,0 %. C’est l’une des baisses relatives les plus marquées parmi les régions étudiées, même si la capacité en places reste quasi inchangée, ce qui témoigne de la fermeture des plus petites structures. La Loire-Atlantique reste le premier département de la région avec 223 établissements en 2026 (34 % du parc régional), suivie de la Vendée (163), du Maine-et-Loire (127), de la Sarthe (93) et de la Mayenne (45). La Mayenne enregistre la plus forte baisse relative de la région (−18,2 %), perdant 10 établissements en deux ans. À l’inverse, la Vendée voit sa capacité progresser malgré un recul du nombre d’hôtels, signe d’une restructuration vers de plus grandes structures.

 

Tableau récapitulatif — Établissements par département


pdl_01_etab_dept

Analyse département par département


  • Loire-Atlantique (44) — Premier département de la région avec 223 établissements en 2026, la Loire-Atlantique affiche une baisse contenue (−6 hôtels, −2,6 %) et une capacité quasi stable (−1 place sur la période). Nantes, en constante progression (48 hôtels et 2?733 places en 2026), tire le département vers le haut et confirme son statut de grande métropole touristique de l’Ouest. La Baule-Escoublac perd 2 établissements mais reste une destination balnéaire de référence.
  • Maine-et-Loire (49) — Le Maine-et-Loire perd 8 établissements sur la période (−5,9 %), avec une baisse de 49 places (−1,1 %). Angers maintient un parc stable à 25 hôtels et 1?134 places. Saumur (18 hôtels stables) et Cholet (16 hôtels stables en 2025-2026) structurent l’offre du département, porté par le tourisme viticole des vallées de la Loire et du Layon.
  • Mayenne (53) — La Mayenne est le département le plus touché de la région en proportion : −10 établissements (−18,2 %) et −98 places (−7,0 %) en deux ans. Ce petit département rural, dont Laval (12 hôtels en 2026) est le principal pôle, souffre d’une attractivité touristique limitée et de la difficulté à renouveler un parc vieillissant. Avec une capacité moyenne de 28,7 places par établissement en 2026, la hausse de la taille moyenne reflète la fermeture des structures les plus petites.
  • Sarthe (72) — La Sarthe présente un profil original : stable voire en légère hausse en 2025 (+1 établissement), elle recule ensuite à 93 hôtels en 2026 (−5 sur la seule année 2025-2026). Le Mans, dont le parc passe de 26 à 27 puis revient à 26 établissements, reste le pôle dominant. La capacité globale recule de 95 places (−2,8 %), témoignant de la fermeture de quelques établissements de taille moyenne.
  • Vendée (85) — La Vendée est le seul département de la région à afficher une progression nette de sa capacité en places sur l’ensemble de la période (+212 places, +4,1 %), malgré un solde en établissements légèrement négatif (−6). Ce paradoxe apparent reflète l’agrandissement des structures existantes, porté par la forte demande touristique sur le littoral vendéen. Les Sables-d’Olonne (23 hôtels stables, +88 places) et La Roche-sur-Yon (+52 places) illustrent cette dynamique.

 

Capacité d’accueil — nombre de places

La capacité totale de la région s’établissait à 24?769 places en 2024. Elle a été quasi stable à 24?818 en 2025, avant de reculer légèrement à 24?740 en 2026. Sur l’ensemble de la période, la capacité régionale ne perd que 29 places (−0,1 %), une variation infime au regard de la baisse de 34 établissements (−5,0 %). Ce découplage entre la baisse du nombre d’hôtels et la stabilité de la capacité est le signal le plus significatif de cette analyse : les structures qui ferment sont petites, celles qui restent s’agrandissent. La capacité moyenne par établissement progresse ainsi de 36,2 places en 2024 à 38,0 en 2026, soit +1,8 place en deux ans.


Tableau récapitulatif — Places par département


pdl_02_places_dept

 

Capacité moyenne par établissement


pdl_03_capacite_moyenne


 

 Répartition par classement — la montée en gamme

L’analyse par classement révèle les dynamiques profondes du parc hôtelier régional. Quatre grandes tendances se dégagent sur la période 2024-2026 :

  • Les établissements 4 étoiles progressent nettement, de 74 à 83 (+12,2 %), gagnant 404 places supplémentaires (+8,9 %). Cette montée en gamme est particulièrement visible autour de Nantes et sur le littoral vendéen, où la demande d’une clientèle exigeante soutient l’investissement hôtelier qualitatif.
  • Les hôtels non classés enregistrent la baisse la plus marquée de toutes les catégories, de 159 à 129 (−18,9 %) et perdent 372 places, traduisant à la fois des fermetures d’établissements vieillissants et une formalisation progressive du parc vers le classement officiel.
  • La catégorie 3 étoiles recule légèrement en nombre d’établissements (274 à 267, −2,6 %) mais sa capacité reste stable (+36 places), confirmant son rôle de socle dominant du parc régional avec 47 % de la capacité totale en 2026.
  • Les 5 étoiles reculent de 6 à 5 établissements (−16,7 %), une baisse qui traduit la fermeture ou le déclassement d’un établissement, dans un segment qui reste marginal en volume mais significatif pour le positionnement de la destination.



 Tableau — Évolution par classement


pdl_04_classement

 Les principales communes hôtelières des Pays de la Loire


Nantes domine le classement avec 48 établissements et 2?733 places en 2026, en progression continue sur toute la période (+2 hôtels, +123 places). La métropole ligérienne, qui concentre à elle seule 11 % des établissements régionaux, est suivie du Mans (26 hôtels, 1?587 places) et d’Angers (25 hôtels, 1?134 places stables). Ces trois pôles urbains concentrent près de 22 % de l’offre régionale en places. Les Sables-d’Olonne maintient ses 23 établissements stables sur toute la période et progresse en capacité (+88 places, +11,8 %), confirmant sa position de première station balnéaire de Vendée. La Baule-Escoublac perd 2 établissements (24 à 22) mais maintient une offre de qualité avec 1?032 places. La Roche-sur-Yon monte à 11 hôtels en 2025-2026 (+1) et gagne 52 places, affirmant son rôle de pôle administratif et économique en croissance. Cholet, Saumur et Saint-Herblain maintiennent leurs parcs stables, témoignant de la solidité de l’offre dans les villes moyennes régionales.

Top 10 des communes — Nombre d’établissements



pdl_05_top10_communes

 Synthèse et perspectives


L’analyse du parc hôtelier des Pays de la Loire sur la période 2024-2026 met en évidence trois tendances majeures : une contraction sensible du nombre d’établissements (−5,0 %, soit −34 hôtels), une quasi-stabilité remarquable de la capacité globale en places (−0,1 %, soit seulement −29 places sur 24?769), et une montée en gamme perceptible avec la progression des 4 étoiles (+12,2 %) et le fort recul des non classés (−18,9 %). Ces évolutions s’inscrivent dans un contexte national de transformation de l’offre touristique, où les petites structures indépendantes cèdent la place à des établissements mieux dimensionnés et plus compétitifs.

 

Points de vigilance

  • La Mayenne enregistre la plus forte baisse relative de la région (−18,2 % d’établissements et −7,0 % de places), signalant un risque de sous-offre hôtelière dans ce territoire rural qui pourrait pénaliser son attractivité touristique et économique à moyen terme.
  • Recul marqué des non classés (−18,9 %) et des 1 étoile (−9,5 %), qui fragilise l’offre d’hébergement accessible pour les voyageurs à petit budget, notamment dans les destinations touristiques familiales du littoral vendéen et du Maine.
  • La Baule-Escoublac perd 2 établissements (−8,3 %) sur la période, un signal à surveiller pour cette station balnéaire de prestige qui doit consolider son positionnement haut de gamme face à la concurrence des résidences de tourisme et des locations saisonnières.

 

Signaux positifs

  • Nantes progresse continuellement (+2 établissements, +123 places sur la période), confirmant son statut de métropole touristique dynamique et sa capacité à attirer des investissements hôteliers de qualité portés par une demande de loisirs et d’affaires soutenue.
  • La Vendée gagne +212 places (+4,1 %) malgré un léger recul du nombre d’établissements, illustrant la vitalité du tourisme côtier vendéen et la capacité des hôteliers à agrandir et améliorer leurs structures pour répondre à une demande estivale en hausse.
  • Progression marquée des 4 étoiles (+12,2 %) et hausse régulière de la capacité moyenne par établissement (de 36,2 à 38,0 places/étab.), signe d’une modernisation et d’une montée en gamme progressive du parc régional.

   

0 commentaire

Laisser votre commentaire


* Champs Obligatoires. Vous disposez d'un droit d'accès, modification, suppression, et rectification de vos données. Pour l'exercer, écrivez-nous : contact{nospam}desthuilliers.com .Nous nous engageons à ne jamais communiquer vos données à un tiers.

  • Publications pour Cafés Hôtels Restaurants
  • Commander le livre «Créer Ou Reprendre un Restaurant Traditionnel» Commander le livre «Créer ou Reprendre un Hôtel»