Spécialistes des transactions hôtelières sur l’ensemble du territoire national, nous vous proposons un panorama clair et structuré du marché de l’hôtellerie en Corse, territoire singulier à forte identité touristique et à enjeux spécifiques.
La Corse
La Corse est une région française située en Méditerranée, composée de deux départements : la Haute-Corse et la Corse-du-Sud. Elle s’étend sur une superficie d’environ 8 680 km² et compte près de 345 000 habitants. Île de contrastes, la Corse se caractérise par une exceptionnelle diversité de paysages, associant littoral, montagnes, forêts, villages perchés et sites naturels remarquables.
L’attractivité touristique de la Corse repose sur cette dualité mer/montagne unique en France, permettant de proposer une offre très large : tourisme balnéaire, tourisme de nature, randonnée, nautisme, patrimoine, gastronomie et art de vivre insulaire. Cette diversité soutient un marché hôtelier dynamique mais fortement saisonnier, structuré autour d’établissements indépendants, souvent familiaux, avec une montée en gamme marquée ces dernières années.
Un patrimoine naturel et culturel moteur du tourisme
La Corse bénéficie d’un patrimoine naturel exceptionnel, avec de vastes espaces protégés, notamment le Parc naturel régional de Corse, qui couvre une grande partie de l’intérieur de l’île. Les littoraux corses, réputés parmi les plus beaux de Méditerranée, constituent un moteur majeur de fréquentation touristique, en particulier dans les zones de Bonifacio, Porto-Vecchio, Calvi, Saint-Florent et Ajaccio.
Le patrimoine culturel et historique est également un levier fort d’attractivité. Les citadelles de Calvi et de Bonifacio, les centres historiques d’Ajaccio, Corte ou Sartène, ainsi que les nombreux villages de caractère participent à l’identité touristique de l’île.
Une hôtellerie structurée autour de la saisonnalité
Le marché hôtelier corse est marqué par une forte saisonnalité, avec une concentration de l’activité entre avril et octobre, et des pics très élevés en juillet-août. Cette saisonnalité influence directement les modèles économiques, les valorisations et les stratégies de transmission des établissements.
On observe toutefois un allongement progressif des saisons, notamment au printemps et à l’automne, porté par le développement du tourisme de randonnée, du tourisme culturel, du bien-être et d’une clientèle plus internationale et hors vacances scolaires. Cette évolution favorise les projets de montée en gamme, de repositionnement et de diversification de l’offre.
Les départements de la région Corse
La région Corse est composée de deux départements :
Chacun présente des spécificités fortes en matière de typologie d’établissements, de clientèle et de dynamique de marché, mais tous deux bénéficient d’une attractivité touristique structurelle élevée. Données générales de la Corse
La densité de population reste relativement faible, ce qui contribue au caractère préservé du territoire mais génère également des contraintes en matière de foncier, d’accessibilité et de main-d’œuvre. Ces éléments doivent être intégrés dans toute analyse du marché hôtelier et dans les projets d’acquisition ou de création d’établissements.
Dans son ensemble, le marché de l’hôtellerie en Corse se distingue par une attractivité durable, une montée en gamme progressive et un fort potentiel pour des projets différenciants. Il requiert toutefois une parfaite maîtrise des enjeux insulaires : saisonnalité, foncier, réglementation environnementale, transmission des établissements et adaptation des modèles économiques aux spécificités locales.
Les hébergements en Corse en 2025
Au 1er janvier 2025, le parc hôtelier de la Corse compte 438 hôtels de tourisme, totalisant 12 676 chambres, confirmant le poids structurant de l’hôtellerie dans l’économie touristique insulaire.
La Haute-Corse (2B) recense 217 hôtels, représentant 5 644 chambres, pour une taille moyenne de 26 chambres par établissement. Cette configuration traduit une hôtellerie majoritairement composée de structures indépendantes, souvent familiales, à taille humaine. Ce modèle est cohérent avec le positionnement de nombreux territoires haut-corses, notamment le Cap Corse, la Balagne ou le Centre Corse, où l’offre privilégie l’intégration paysagère, le charme et l’expérience client plutôt que la grande capacité.
La Corse-du-Sud (2A) compte 221 hôtels, soit un volume légèrement supérieur, mais concentre 7 032 chambres, avec une taille moyenne de près de 32 chambres par hôtel. Cette différence significative traduit une structure hôtelière plus capacitaire, en lien avec la forte attractivité touristique de zones comme Ajaccio, Porto-Vecchio et Bonifacio, ainsi qu’avec le développement d’établissements de standing plus élevé, souvent dotés d’équipements complémentaires (spa, restauration, séminaires).
À l’échelle régionale, la Corse présente ainsi un parc hôtelier équilibré en nombre d’établissements entre ses deux départements, mais marqué par une capacité globale plus importante en Corse-du-Sud. Cette répartition illustre deux modèles complémentaires : une hôtellerie plus diffuse et intimiste en Haute-Corse, et une hôtellerie plus structurée et capacitaire en Corse-du-Sud.
Dans l’ensemble, ces données confirment la spécificité du marché hôtelier corse : un tissu dense d’hôtels indépendants, une taille moyenne modérée à l’échelle nationale, et une montée en gamme progressive, notamment dans le sud de l’île. Elles constituent un indicateur clé pour l’analyse des projets de création, de reprise ou de transmission d’établissements hôteliers en Corse.
Analyse des tendances
Les taux d’occupation mensuels des hôtels en Corse entre 2019 et 2024 mettent en évidence une évolution marquée par trois phases distinctes : un niveau élevé avant crise, un impact durable de la période sanitaire, puis une reprise progressive conduisant à une stabilisation globale autour des niveaux d’avant-crise.
En 2019, la Corse affichait un taux d’occupation moyen annuel de 51,18 %, traduisant déjà une forte attractivité touristique. La saisonnalité est très marquée, avec des niveaux particulièrement élevés durant l’été (83,70 % en août, 76,20 % en septembre), tandis que l’hiver présente des taux plus modérés, typiques d’un territoire insulaire à dominante touristique.
En 2022, bien que la crise sanitaire soit officiellement derrière, ses effets restent perceptibles. Le taux moyen annuel atteint 51,07 %, proche de celui de 2019, mais avec des disparités mensuelles importantes. Les mois de début d’année restent en retrait (23,10 % en janvier), traduisant une reprise encore incomplète des flux touristiques hors saison. En revanche, l’été confirme rapidement son rôle moteur, avec des niveaux très élevés en juillet (73,40 %) et août (85,20 %).
L’année 2023 marque une phase de normalisation, avec un taux moyen annuel de 50,31 %. Si la moyenne est légèrement inférieure à celle de 2019, la fréquentation apparaît plus homogène sur l’année. Le printemps reste plus mesuré, mais l’arrière-saison se consolide, notamment en septembre (75,50 %) et octobre (50,30 %), confirmant un allongement progressif de la saison touristique.
En 2024, le taux moyen annuel s’établit à 50,94 %, en légère progression par rapport à 2023 (+1,26 %). Les évolutions mensuelles sont contrastées. Les mois de mai (+9,02 %) et octobre (+9,74 %) enregistrent des hausses significatives, illustrant une montée en puissance de l’avant-saison et de l’arrière-saison. À l’inverse, janvier et février affichent des reculs sensibles, traduisant la persistance d’une faible fréquentation hivernale. L’été demeure très solide, avec 82,80 % en août et 77,70 % en septembre, confirmant le rôle central de la haute saison dans l’économie hôtelière corse.
Globalement, l’analyse des taux d’occupation hôtelière en Corse confirme une forte résilience du marché et une capacité à retrouver des niveaux proches de ceux d’avant-crise. La tendance récente montre un rééquilibrage progressif de la fréquentation sur les mois intermédiaires, sans remise en cause de la saisonnalité structurelle. Cette dynamique renforce l’attractivité du territoire pour les projets hôteliers, tout en soulignant l’importance d’adapter les modèles économiques aux spécificités insulaires, notamment en matière de gestion de l’intersaison. Source : Insee, enquêtes de fréquentation touristique Vous avez un projet d’acquisition ou de cession d’hôtel en Corse vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à contacter
La Corse
La Corse est une région française située en Méditerranée, composée de deux départements : la Haute-Corse et la Corse-du-Sud. Elle s’étend sur une superficie d’environ 8 680 km² et compte près de 345 000 habitants. Île de contrastes, la Corse se caractérise par une exceptionnelle diversité de paysages, associant littoral, montagnes, forêts, villages perchés et sites naturels remarquables.
L’attractivité touristique de la Corse repose sur cette dualité mer/montagne unique en France, permettant de proposer une offre très large : tourisme balnéaire, tourisme de nature, randonnée, nautisme, patrimoine, gastronomie et art de vivre insulaire. Cette diversité soutient un marché hôtelier dynamique mais fortement saisonnier, structuré autour d’établissements indépendants, souvent familiaux, avec une montée en gamme marquée ces dernières années.
Un patrimoine naturel et culturel moteur du tourisme
La Corse bénéficie d’un patrimoine naturel exceptionnel, avec de vastes espaces protégés, notamment le Parc naturel régional de Corse, qui couvre une grande partie de l’intérieur de l’île. Les littoraux corses, réputés parmi les plus beaux de Méditerranée, constituent un moteur majeur de fréquentation touristique, en particulier dans les zones de Bonifacio, Porto-Vecchio, Calvi, Saint-Florent et Ajaccio.
Le patrimoine culturel et historique est également un levier fort d’attractivité. Les citadelles de Calvi et de Bonifacio, les centres historiques d’Ajaccio, Corte ou Sartène, ainsi que les nombreux villages de caractère participent à l’identité touristique de l’île.
À cela s’ajoute une gastronomie reconnue, fondée sur des produits locaux (charcuteries, fromages, vins, huile d’olive), qui renforce l’attrait des séjours et la valeur ajoutée de l’offre hôtelière.
Une hôtellerie structurée autour de la saisonnalité
Le marché hôtelier corse est marqué par une forte saisonnalité, avec une concentration de l’activité entre avril et octobre, et des pics très élevés en juillet-août. Cette saisonnalité influence directement les modèles économiques, les valorisations et les stratégies de transmission des établissements.On observe toutefois un allongement progressif des saisons, notamment au printemps et à l’automne, porté par le développement du tourisme de randonnée, du tourisme culturel, du bien-être et d’une clientèle plus internationale et hors vacances scolaires. Cette évolution favorise les projets de montée en gamme, de repositionnement et de diversification de l’offre.
Les départements de la région Corse
La région Corse est composée de deux départements :
Chacun présente des spécificités fortes en matière de typologie d’établissements, de clientèle et de dynamique de marché, mais tous deux bénéficient d’une attractivité touristique structurelle élevée. Données générales de la Corse
- Superficie : environ 8 680 km²
- Population : environ 345 000 habitants
La densité de population reste relativement faible, ce qui contribue au caractère préservé du territoire mais génère également des contraintes en matière de foncier, d’accessibilité et de main-d’œuvre. Ces éléments doivent être intégrés dans toute analyse du marché hôtelier et dans les projets d’acquisition ou de création d’établissements.
Dans son ensemble, le marché de l’hôtellerie en Corse se distingue par une attractivité durable, une montée en gamme progressive et un fort potentiel pour des projets différenciants. Il requiert toutefois une parfaite maîtrise des enjeux insulaires : saisonnalité, foncier, réglementation environnementale, transmission des établissements et adaptation des modèles économiques aux spécificités locales.
Les hébergements en Corse en 2025
Au 1er janvier 2025, le parc hôtelier de la Corse compte 438 hôtels de tourisme, totalisant 12 676 chambres, confirmant le poids structurant de l’hôtellerie dans l’économie touristique insulaire.
La Haute-Corse (2B) recense 217 hôtels, représentant 5 644 chambres, pour une taille moyenne de 26 chambres par établissement. Cette configuration traduit une hôtellerie majoritairement composée de structures indépendantes, souvent familiales, à taille humaine. Ce modèle est cohérent avec le positionnement de nombreux territoires haut-corses, notamment le Cap Corse, la Balagne ou le Centre Corse, où l’offre privilégie l’intégration paysagère, le charme et l’expérience client plutôt que la grande capacité.
La Corse-du-Sud (2A) compte 221 hôtels, soit un volume légèrement supérieur, mais concentre 7 032 chambres, avec une taille moyenne de près de 32 chambres par hôtel. Cette différence significative traduit une structure hôtelière plus capacitaire, en lien avec la forte attractivité touristique de zones comme Ajaccio, Porto-Vecchio et Bonifacio, ainsi qu’avec le développement d’établissements de standing plus élevé, souvent dotés d’équipements complémentaires (spa, restauration, séminaires).
À l’échelle régionale, la Corse présente ainsi un parc hôtelier équilibré en nombre d’établissements entre ses deux départements, mais marqué par une capacité globale plus importante en Corse-du-Sud. Cette répartition illustre deux modèles complémentaires : une hôtellerie plus diffuse et intimiste en Haute-Corse, et une hôtellerie plus structurée et capacitaire en Corse-du-Sud.
Dans l’ensemble, ces données confirment la spécificité du marché hôtelier corse : un tissu dense d’hôtels indépendants, une taille moyenne modérée à l’échelle nationale, et une montée en gamme progressive, notamment dans le sud de l’île. Elles constituent un indicateur clé pour l’analyse des projets de création, de reprise ou de transmission d’établissements hôteliers en Corse.
Le taux d’occupation mensuel dans cette région
Analyse des tendances
Les taux d’occupation mensuels des hôtels en Corse entre 2019 et 2024 mettent en évidence une évolution marquée par trois phases distinctes : un niveau élevé avant crise, un impact durable de la période sanitaire, puis une reprise progressive conduisant à une stabilisation globale autour des niveaux d’avant-crise.En 2019, la Corse affichait un taux d’occupation moyen annuel de 51,18 %, traduisant déjà une forte attractivité touristique. La saisonnalité est très marquée, avec des niveaux particulièrement élevés durant l’été (83,70 % en août, 76,20 % en septembre), tandis que l’hiver présente des taux plus modérés, typiques d’un territoire insulaire à dominante touristique.
En 2022, bien que la crise sanitaire soit officiellement derrière, ses effets restent perceptibles. Le taux moyen annuel atteint 51,07 %, proche de celui de 2019, mais avec des disparités mensuelles importantes. Les mois de début d’année restent en retrait (23,10 % en janvier), traduisant une reprise encore incomplète des flux touristiques hors saison. En revanche, l’été confirme rapidement son rôle moteur, avec des niveaux très élevés en juillet (73,40 %) et août (85,20 %).
L’année 2023 marque une phase de normalisation, avec un taux moyen annuel de 50,31 %. Si la moyenne est légèrement inférieure à celle de 2019, la fréquentation apparaît plus homogène sur l’année. Le printemps reste plus mesuré, mais l’arrière-saison se consolide, notamment en septembre (75,50 %) et octobre (50,30 %), confirmant un allongement progressif de la saison touristique.
En 2024, le taux moyen annuel s’établit à 50,94 %, en légère progression par rapport à 2023 (+1,26 %). Les évolutions mensuelles sont contrastées. Les mois de mai (+9,02 %) et octobre (+9,74 %) enregistrent des hausses significatives, illustrant une montée en puissance de l’avant-saison et de l’arrière-saison. À l’inverse, janvier et février affichent des reculs sensibles, traduisant la persistance d’une faible fréquentation hivernale. L’été demeure très solide, avec 82,80 % en août et 77,70 % en septembre, confirmant le rôle central de la haute saison dans l’économie hôtelière corse.
Globalement, l’analyse des taux d’occupation hôtelière en Corse confirme une forte résilience du marché et une capacité à retrouver des niveaux proches de ceux d’avant-crise. La tendance récente montre un rééquilibrage progressif de la fréquentation sur les mois intermédiaires, sans remise en cause de la saisonnalité structurelle. Cette dynamique renforce l’attractivité du territoire pour les projets hôteliers, tout en soulignant l’importance d’adapter les modèles économiques aux spécificités insulaires, notamment en matière de gestion de l’intersaison. Source : Insee, enquêtes de fréquentation touristique Vous avez un projet d’acquisition ou de cession d’hôtel en Corse vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à contacter

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